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Rouge, bleu, infrarouge : ce que chaque couleur fait vraiment

Les masques annoncent sept couleurs. Elles ne se valent pas, et l'écart entre elles n'est pas une affaire de goût : c'est une affaire de littérature disponible. Voici ce que chaque plage a derrière elle.

Rouge, environ 630 à 660 nm — preuve la plus solide

C'est la plage la plus étudiée en rajeunissement cutané. Elle pénètre l'épiderme et atteint le derme superficiel, où se trouvent les fibroblastes. Les essais contrôlés les plus sérieux du domaine portent sur elle, seule ou combinée au proche infrarouge : amélioration de la rugosité, des ridules, et augmentation mesurée de la densité de collagène intradermique.

Si vous ne deviez retenir qu'un mode, c'est celui-là.

Proche infrarouge, environ 810 à 850 nm — preuve solide, en combinaison

Invisible à l'œil. C'est la plage qui pénètre le plus profondément. Elle est le plus souvent étudiée en association avec le rouge, rarement seule. Les protocoles combinés rouge et proche infrarouge constituent l'essentiel des données disponibles.

Beaucoup de masques annoncent un « infrarouge » autour de 730 nm : c'est à la frontière du visible, et ce n'est pas la même plage que les 810 à 850 nm des études.

Bleu, environ 415 à 470 nm — preuve dans un autre domaine

Le bleu est étudié dans le cadre de l'acné, par un mécanisme différent : il excite des porphyrines produites par certaines bactéries cutanées. C'est un sujet médical, distinct du rajeunissement.

Un appareil cosmétique ne revendique aucun traitement de l'acné, et nous n'en revendiquons aucun. Si vous souffrez d'acné inflammatoire, la bonne porte est celle d'un dermatologue, pas celle d'une boutique.

Vert, environ 520 à 560 nm — preuve faible

Associé dans la communication commerciale à l'uniformité du teint et aux taches pigmentaires. Les données cliniques spécifiques sont nettement plus rares et plus faibles que pour le rouge. À considérer comme un mode d'appoint, pas comme une raison d'achat.

Jaune, environ 580 à 590 nm — preuve limitée

Associé au confort cutané et aux rougeurs. Documentation limitée, effectifs faibles. Là encore : un bonus, pas un argument.

Violet — le plus souvent un mélange

Dans la majorité des masques, le mode « violet » n'est pas une diode violette : c'est l'allumage simultané du rouge et du bleu. Ce n'est pas un défaut en soi, à condition que ce soit dit. Quand une fiche annonce un violet à 530 nm, elle décrit en réalité du vert, et cela révèle surtout que la fiche n'a pas été relue.

Blanc — aucune preuve spécifique

Un mélange de plusieurs diodes. Aucune littérature ne porte sur « la lumière blanche » d'un masque en tant que telle.

Ce qu'il faut retenir

Sur sept modes annoncés, deux reposent sur des données solides pour l'usage cosmétique — le rouge et le proche infrarouge — et un relève d'un champ médical distinct, le bleu. Les autres sont des options.

Ce n'est pas une raison de refuser un appareil à sept modes. C'est une raison de ne pas payer pour le nombre de couleurs.

Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical.

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