Masque, panneau ou cabine : lequel pour quoi
La photobiomodulation se pratique sous trois formats. Ils ne servent pas au même usage, et vendre le masque comme la réponse universelle serait malhonnête. Voici comment choisir.
Le masque souple
Pour qui. Une personne qui veut traiter le visage, chez elle, sans y penser, plusieurs fois par semaine.
Ce qu'il a pour lui. Il épouse le visage, donc la distance entre la source et la peau est constante — ce qui est un vrai avantage, car l'irradiance chute vite avec la distance. Il libère les mains. Il se range. Il coûte généralement entre 200 et 450 euros pour un modèle documenté.
Ses limites. Il ne traite que le visage, parfois le cou. Son irradiance est généralement inférieure à celle d'un panneau. Et l'immense majorité des modèles vendus en ligne ne publient ni irradiance ni groupe de risque.
Le panneau
Pour qui. Une personne qui veut traiter le visage et le corps — dos, genoux, épaules — et qui accepte de s'installer devant un appareil.
Ce qu'il a pour lui. Des irradiances nettement plus élevées, des surfaces plus grandes, et souvent de meilleures fiches techniques : le marché du panneau est plus exigeant sur les chiffres. Comptez de 200 à 800 euros et davantage.
Ses limites. Il faut de la place. Il faut respecter une distance précise, faute de quoi la dose n'a rien à voir avec celle annoncée. Il faut rester immobile face à l'appareil. Et la protection oculaire devient encore plus importante.
La cabine ou l'appareil d'institut
Pour qui. Une personne qui préfère une prise en charge par un professionnel, sur une cure définie.
Ce qu'il a pour lui. Des appareils dimensionnés, un protocole encadré, un professionnel qui observe la peau. C'est le format le plus proche des conditions des études.
Ses limites. Le coût par séance, et la contrainte de déplacement. Une cure de dix séances coûte souvent davantage qu'un appareil domestique, sans que vous gardiez quoi que ce soit à la fin.
Comment trancher
- Visage uniquement, régularité recherchée, budget contenu → le masque.
- Visage et corps, place disponible, exigence sur les chiffres → le panneau.
- Envie d'être accompagnée, ou peau à faire examiner d'abord → l'institut, après avis dermatologique si nécessaire.
Et un cas où la réponse est aucun des trois : si vous cherchez à traiter une affection identifiée — acné inflammatoire, rosacée, mélasma — c'est un dermatologue qu'il faut consulter. Aucun de ces appareils n'est un dispositif médical.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un avis médical. Les fourchettes de prix sont indicatives et constatées sur le marché français.